Périple
au bout du monde ( 2ème partie )
Dans l'épisode
précédente je me promenais tranquillement dans les Jardin
de Métis lorsque soudain un taon me pîqua sur le tandon d'achille.
Une sensation de brûlure me donna l'envie de crier. Pas question
de le faire devant une multitude de touriste autour de moi alors je retins
mes émotions. Je me dirigea donc vers la maison de madame Redford
pour aller me soigner. Je rencontai ainsi madame Ouellette qui travaille
à cette maison touristique où habrite un luxueux restaurant.
Elle me reconnaissa par mon chandail de l'U. de S.. Après quelques
minutes de discussion on constata que son fils était en éducation
physique en deuxième année de bacc..et se nommait Robin Fournier.
Son nom me disait de quoi mais en vain. Elle m'offra l'hébergement
à Baie- des-Sables. Je lui expliquai que si un pépin survenait
avant Matane j'accepterais volontier son invitation. Et comme de raison
ma "maudite" roue arrière faiblissa d'un côté pour
permettre à un rayon d'exploser. J'étais donc rendu à
Bais-des-Sables à 14h15 alors que Mme Ouellette n'arriva qu'à
19h30. " Ouein, chu à Baie-des-Sables, in the middle of nowhere,
il tombe une couple de goutte de pluie, j'espère que ça tombera
pas en orage, sinon y va falloir que j'aille m'abriter sous le balcon du
presbytère. Demain je va aller faire enligner ma roue ou bien j'va
en acheter une autre, maudite ..., chu t'écoeuré!" J'attendis
donc toute l'après-midi mais croyez-moi que ça vaut la peine
lorsqu'on sait qu'on va dormir dans un lit confortable. Je passa donc la
nuit au chaud et en sécurité chez une étrangère
en qui j'avais totalement confiance.
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Le lendemain je me dirigeai, avec ma roue voilée vers Matane où Monsieur Sport Expert me prêta son étau et me vendit de nouveaux rayons. À nouveau motivé à pédaler je continua donc ma route sous un beau soleil et un vent de dos d'environ 30 à 45 km/h. Peu de temps s'est écoulé entre mon départ de Matane et mon arrivée à St-Anne-des-Monts puisqu'en fait mes sacoches servaient de voiles et ma roue avant de gouvernail. Entre ces deux villes j'arrêtai à Cap-Chat pour à nouveau réparer ma roue. Un rayon se sectionna tout juste au mauvais moment c'est-à-dire en montant une pente abrupte. Pas besoin de vous dire que j'avais le goût de tout abandonner et même de "garocher" mon amoureuse (ma bécane) au bout de mes bras. |
Arrivé à St-Anne-Des-Monts
une bonne nuit de sommeil m'attendait pour reconstruire mes micro-déchirures
musculaires faites durant les deux prmiers jours du voyage. Passé
cette ville on sent vraiment qu'on arrive en gaspésie, c'est-à-dire
qu'on apperçoit les montagnes et on découvre de plus en plus
la mer. Une mer vaste et houleuse bercée par le vent et éclairé
par le soleil. Entre St-Anne-des-Monts et Mont St-Pierre un bel accotement
nous mène à la fameuse chute qui attire les touristes depuis
de nombreuses années. Un couple de personnes agées, installés
depuis 6 ans en bordure de cette chute, vendent des "boat à woelle"
miniatures. Rendu à Le Martre un magnifique phare rouge agrippé
sur le dessus d'une falaise valait la peine d'être visité.
Il est d'ailleurs possible de visité une bonne dizaine de phare
à travers la gaspésie. Coup de pédale après
coup de pédale, j'arrivai à Mont St-Pierre pour y acheter
mon lunch composé d'un bon pain de ménage acheter sur le
bord de la route, de belles tranches de smoked meat, de fromage en "crotte"
et un bon sac de chips. " C'est drôle hein, mais quand je viens pour
prendre mon pain dans la sacoche arrière de mon vélo, yé
toujours écrasé! C'est vraiment l'enfer. À chaque
dîner et à chaque souper je mange du pain écrasé
pis j'me ferme la boîte... non j'me l'ouvre pour m'le mettre dedans!"
Ce n'est qu'un désavantage des voyages en vélo.
Cette journée s'annonçait
merveilleuse jusqu'à ce que j'arrive à Madeleine-Centre.
Plusieurs cyclistes et mêmes touristes m'avaient parlé des
fameuses côtes de la Madeleine, j'y étais maintenant rendu
et à titre de motivation j'improvisa une chanson sur mon magnétophone.
" Comme disait Bulle dans le temps: Bulle, Bulle envolle toi! Là
cé Richard, Richard envolle toi! Vent, vent pousse moi! Côte,
côte monte moi! Ouf, ouf ! " Tout cela pour vous dire que quand on
est seul en vélo on peut faire tout ce qui nous passe par la tête.
On peut même imiter Elvis Presley.
Je continua ma route à travers les
côtes de la Madeleine avec difficulté mais avec courage puisqu'aucunes
maisons n'aurait pu me venir en aide sur une distance d'environ 15km dans
ce que moi j'ai baptisé les cols de la gaspésie. Monte, descend,
monte, descend, quand soudain : "ouin! ouin! bip! bip! Ha! Ahhhh! ! Vous
saurez la suite en cliquant sur la main.
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